Voici la collection d’exploitations de romans et d’albums que nous avons travaillé pour vous, avec Sandrine de La Trousse de Sobelle pour les CE1-CE2. Nous avons pensé avant tout aux doubles niveaux : un même support, un parcours avec des activités différenciées.

Il s’agit d’une collection avec un parcours complet de lecteur, comme demandé dans les nouveaux programmes. Chaque livre est indépendant des autres, ce qui vous permet de n’acheter que ceux que vous voulez, contrairement à une méthode complète qui vous enfermerait. Le parcours est complet, dans le sens où le travail de compréhension englobe aussi le lexique, la fluence, la lecture expressive, la production d’écrits, le langage oral, l’évaluation, les corrigés, le carnet de lecteur, mais si vous avez votre propre méthode de fluence, par exemple ,vous êtes libres de laisser cela de côté et de choisir.

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On y travaille la compréhension en lecture de la manière suivante :
-Avoir une représentation mentale de l’histoire et faire preuve de flexibilité.
-Travail sur le sens global du récit : rappels de récits, donner un titre aux épisodes ou unités narratives.
-S’appuyer sur le lexique, élucider le sens de mots inconnus en prenant appui sur les familles de mots.
–Retourner au texte pour justifier ses réponses.
–Les inférences simples : expliquer son raisonnement.
–La chaîne anaphorique : repérer les substituts.
–Les personnages archétypes : connaître leurs caractéristiques.
-Restituer la chronologie du récit.
-Etablir des liens entre les différentes lectures (mise en réseau)
-Garder trace de ses lectures, donner son avis dans le carnet de lecteur.
–Production d’écrits : écrits courts avec réservoir de mots ou phrases amorces, écrits longs en suivant une démarche (planification, phase orale, mise en situation d’écriture, révision, publication ou valorisation).
–Débats et interprétations.
L’enseignement de la compréhension s’enseigne de manière explicite lors d’échanges oraux, guidés par l’enseignant. Les exercices de compréhension, qui ne comportent aucun questionnaire de lecture qui paraphrase le texte, s’appuient sur le travail mené en compréhension lors des échanges oraux. Voir article « la littérature sans questionnaire« .


Carnet de lecteur, mise en réseau, déroulé enseignant.
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Focus sur Blanche-Neige, d’après les frères Grimm. Synopsis : Blanche-Neige est une princesse d’une grande beauté qui attire la jalousie de sa mère, la reine. Cette dernière, obsédée par l’idée d’être la plus belle du royaume, interroge son miroir magique qui finit par lui révéler que Blanche-Neige la surpasse en beauté. Furieuse, la reine ordonne au roi de la tuer, mais celui-ci pousse sa fille à s’enfuir dans la forêt. Après un long voyage, elle trouve refuge chez les sept nains, qui la protègent. Pendant ce temps, le prince Elysée, avec qui elle devait se marier avant de s’enfuir, la cherche désespérément. La reine, déguisée en vieille femme, réussit à lui faire croquer une pomme empoisonnée, et Blanche-Neige tombe dans un sommeil profond. Elle est placée dans un cercueil de verre jusqu’à ce que le prince Elysée la retrouve et provoque, par accident, l’éjection du morceau de pomme de sa gorge. Blanche-Neige revient à la vie, épouse le prince, et la reine meurt seule, rongée par sa jalousie.


Fiches pour 2 niveaux, de la production d’écrits courts avec réservoirs de mots, les corrigés de chaque fiche en téléchargement
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Dans ma constellation plan français sur la lecture et la production d’écrits, nous avons travaillé sur le personnage archétype de la princesse autour d’albums sur les contes traditionnels avec des princesses. Nous avons construit une fleur lexicale sur le personnage archétype de la princesse. C’est une demande des nouveaux programmes de travailler sur les personnages archétypaux : les personnages archétypaux en littérature jeunesse ont des rôles bien définis qui aident à comprendre l’histoire et ses messages. Le lecteur les reconnaît facilement grâce à leur portrait physique ou moral et à leurs comportements typiques : il peut ainsi anticiper et avoir des attentes de lectures. Certains auteurs peuvent aussi jouer avec ces archétypes en les détournant pour surprendre le lecteur.


Vocabulaire en contexte, lecture fluence et expressive, évaluations sur 2 niveaux avec corrigés.
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Pourquoi ce conte ?
Une petite précision sur l’histoire de cet album : dans cette version, ce n’est pas la belle-mère mais la mère qui veut se débarrasser de Blanche-Neige. Pour information, ça n’a posé aucun problème ni aux enseignants-testeurs, ni aux parents pourtant pas faciles dans les endroits où on a testé l’exploitation, ni aux enfants. Bien sûr, on a précisé que dans le conte traditionnel, c’était la belle-mère, et les enfants n’ont pas tiqué plus que ça, car ils savent bien que le conte est tout sauf réel. Certes, cette version peut sembler cruelle, mais dans ce cas, on arrête aussi de lire Le Petit Poucet dont les 2 parents veulent se débarrasser de leurs enfants dans la forêt en espérant qu’ils meurent de faim ou mangés par les loups, ou Le Chat Botté où l’ogre égorge ses propres filles. Mais justement, c’est parce qu’il y a un travail préalable sur le conte fait dans la pochette avant la lecture de l’album, que les élèves savent bien que c’est pure fiction.
-Le conte n’est pas la réalité : c’est un langage symbolique. Les enfants comprennent que ce qu’ils entendent est « pour de faux » : ils distinguent très tôt l’histoire fictive du monde réel. Dans Blanche-Neige ou Le Petit Poucet, la cruauté sert à créer un conflit clair entre le bien et le mal, ce qui facilite la compréhension morale. Les personnages ne sont pas des personnes réelles : la « mère » ou les « parents » représentent des archétypes (jalousie, cupidité, peur du manque…), pas un modèle de parent réel.
-Le conte permet d’aborder des peurs de façon sécurisée. Les enfants ont parfois des craintes : la peur d’être abandonné, peur de la mort, peur des disputes familiales. Le conte met ces peurs en scène dans un cadre maîtrisé, avec une fin heureuse : l’héroïne survit, triomphe et retrouve une vie meilleure. Cela leur donne un message rassurant : « Même dans les situations terribles, il y a une issue ». Le conte, une tradition culturelle et universelle : les contes populaires sont issus d’une tradition orale transmise depuis des siècles : ils appartiennent au patrimoine mondial. Les priver de ces histoires, c’est aussi les couper de références culturelles communes, qu’ils retrouveront plus tard dans les livres, les films, le théâtre. Même les versions édulcorées des contes (Disney, albums jeunesse) conservent souvent une trace du danger initial, preuve que cette tension narrative est essentielle.
-Un apprentissage moral fort : ces histoires permettent aux enfants d’identifier ce qui est juste et ce qui est injuste, ce qui est bien et ce qui est mal. Le personnage cruel (mère, belle-mère, ogre, etc.) finit toujours par être vaincu ou puni : la morale est claire et accessible. Les enfants développent ainsi leur esprit critique et leur sens de la justice. Préparer les élèves à affronter la vie réelle : le but n’est pas de faire peur gratuitement, mais de préparer l’enfant à affronter les difficultés en douceur, par le biais de la fiction. Les enfants qui n’ont jamais rencontré de conflits ou de tensions dans les histoires risquent d’être moins armés face à des émotions fortes dans la vraie vie. Comme disait Bruno Bettelheim (Psychanalyse des contes de fées), le conte « n’adoucit pas la vie, mais aide l’enfant à la comprendre et à y trouver du sens ».
-Lien avec le programme EVAR : permettre aux enfants de repérer ce qui est acceptable ou non. EVAR encourage les élèves à distinguer ce qui relève du privé de ce qui doit être signalé ou partagé en cas de danger ou de violence. Cette posture correspond parfaitement à l’analyse de récits dramatiques : l’enfant apprend à identifier le mal (jalousie destructrice, abandon, menace) et à comprendre qu’il a le droit — et le devoir — de s’exprimer sur ce qui l’angoisse. Ainsi, on encourage l’expression et le dialogue, pas seulement l’interdiction : l’un des objectifs du programme EVAR est d’améliorer le bien-être des élèves en les encourageant à exprimer leurs émotions et à faire des choix responsables.
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BONUS
Voici la fleur lexicale construite avec les enseignants (évidemment, on a beaucoup moins d’attente avec les élèves). Il y en a une magnifique dans la pochette de l’Histoire à dévorer de Blanche-Neige qui correspond à l’album et à sa mise en réseau, et qui est construite avec les élèves.


Ensuite, on réinvestit le lexique dans des activités de mémorisation ritualisées (devinettes chaque jour, rédactions de phrases, synonymes, contraires et mots de la même famille), puis en production d’écrits. L’objectif du jeu est de décrire une image imposée ou choisie, en réutilisant un maximum de mots de la fleur lexicale. A chaque mot réutilisé, on marque un point. Attention : énumération interdite !
Pour le rappel de récit, on a utilisé la boîte à conter et les marottes. Une vraie réussite, à tel point que les élèves se sont construit leurs propres boîtes à la maison ! Tut est expliqué ici : CLIC
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BONUS 2
Les cartes de vocabulaire au format A4 à laisser au tableau, à la manière de Narramus, sont téléchargeables ci-dessous :

BONUS 3
Le conte original des frères Grimm, que vous pouvez leur lire ou faire écouter.
Je termine avec quelques productions d’élèves brutes venant des enseignants-testeurs, j’en ai des tonnes !
Merci surtout à Marie Tressols et à Lidwine Gueguen !





Il y a tout un tas de productions d’écrits courts en téléchargement, pour chaque épisode, pour les élèves qui le souhaitent ou pour ceux qui finissent toujours vite. Il y a de la différenciation prévue, y compris vers le haut ! 😉
J’espère que vous aimerez cet album magnifiquement illustré autant que nous !
Sylvie Hanot, conseillère pédagogique
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4 Comments
Magalie
26 août 2025 at 21h27J’ai acheté l’ouvrage, je le trouve très bien conçu. Hâte de l’utiliser en classe !
Merci pour votre travail.
supermaitresse
1 septembre 2025 at 15h00Avec grand plaisir, merci de votre retour 🙂
toucanou
13 août 2025 at 12h02Bonjour,
Bravo pour ce travail ! Pensez-vous qu’il soit adaptable pour un CP/CE1?
Merci
supermaitresse
18 août 2025 at 22h05Bonjour, le lexique sera trop dur pour des CP.