Flipbook analyse de phrases : les fonctions

Vous vous souvenez de mon affichage sur les fonctions avec les questions facilitant le repérage, et le détail des abréviations ? (Parce que j’avais droit à « Maîtresse, c’est quoi déjà CC ? »). C’est un fichier tout simple mais justement, je voulais l’essentiel. Pas de dessins pour ne pas surcharger, et une police d’écriture lisible par tous.

Je n’utilise les couleurs QUE pour les fonctions, de manière à ce que dans la tête de mes élèves, il y ait bien une distinction entre les classes grammaticales (=un seul mot à analyser, avec les tikis du blog Les clés de ma classe) et la fonction d’un mot ou d’un groupe de mots dans la phrase. Ce qui n’empêche pas d’observer dans la fonction quelles classes grammaticales peuvent être présentes pour assurer cette fonction (suis-je claire ?)

A télécharger ici : CLIC

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L’analyse grammaticale reste souvent un exercice difficile pour les élèves. Groupe sujet, groupe verbal, complément circonstanciel, COD, COI, attribut du sujet, complément du nom… Les notions s’accumulent et, avec elles, les questions et les « astuces » apprises par cœur. Pourtant, au moment d’analyser une phrase nouvelle, certains élèves ne savent plus par où commencer.

C’est précisément pour répondre à cette difficulté que j’ai conçu ce flipbook des fonctions grammaticales. Un petit outil de référence, manipulable et facilement accessible, qui permet à l’élève de retrouver une procédure d’analyse lorsqu’il en a besoin. Le document organise les fonctions travaillées autour du groupe sujet, du groupe verbal, du complément circonstanciel, des compléments d’objet, de l’attribut du sujet et du complément du nom.

L’outil permet d’analyser les fonctions dans la phrase, dans le groupe verbal et à l’intérieur du groupe nominal.

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Partir de la phrase et de sa structure

Les nouveaux programmes de français accordent une place importante à l’analyse de la phrase simple. Au CM1, les élèves doivent consolider l’identification du verbe conjugué et du groupe sujet, distinguer le complément d’objet du complément circonstanciel, puis différencier COD et COI dans des phrases prototypiques. Ils doivent également identifier les groupes circonstanciels et apprendre à distinguer nature et fonction.

Au CM2, cette analyse se précise encore. Les élèves consolident l’identification du groupe sujet, du groupe verbal et du groupe circonstanciel. Ils rencontrent le sujet inversé, différencient l’attribut du sujet du complément d’objet, distinguent COD et COI et identifient les compléments circonstanciels de temps, de lieu et de cause.

Le flipbook a donc été construit selon une logique simple : ne pas présenter l’analyse grammaticale comme une succession de questions à réciter, mais comme une procédure organisée.

Avant toute chose, l’élève repère le verbe conjugué. Puis il recherche le groupe sujet. Il observe ensuite le groupe verbal et les éléments qui le constituent. Enfin, il identifie les groupes circonstanciels éventuellement présents dans la phrase.

Cette démarche permet de progressivement faire comprendre que la phrase est une structure hiérarchisée.

Un outil construit à partir du « guide bleu » de grammaire

Pour concevoir cet outil, je me suis notamment appuyée sur le guide Éduscol La grammaire du français du CP à la 6e. Ce guide rappelle que la phrase est constituée de mots ou de groupes de mots qui occupent chacun une fonction spécifique. Il identifie trois grands constituants : le groupe sujet, le groupe verbal et, de manière facultative, le groupe circonstanciel. Autrement dit, tous les éléments d’une phrase ne se situent pas au même niveau.

Le COD, le COI et l’attribut du sujet se rencontrent à l’intérieur du groupe verbal. Le complément du nom, lui, est étudié à l’intérieur du groupe nominal. Le guide insiste justement sur cette organisation hiérarchique : un groupe nominal peut occuper une fonction dans la phrase et contenir lui-même des mots ou groupes de mots exerçant d’autres fonctions, notamment épithète ou complément du nom. Cette conception de la grammaire a guidé l’organisation du flipbook.

L’objectif n’est donc pas seulement que l’élève sache dire : « c’est un COD ». Il doit progressivement comprendre où se situe le groupe qu’il analyse et avec quel autre élément de la phrase il entretient une relation. Un peu ambitieux ? Oui !

Version coloriée par les élèves, si vous n’avez pas d’imprimante couleurs.

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Des questions… mais pas seulement

Pendant longtemps, l’analyse grammaticale s’est beaucoup appuyée sur des questions : « qui est-ce qui ? », « quoi ? », « où ? », « quand ? », « comment ? ». Ces questions peuvent rester des aides. Mais elles ne suffisent pas toujours. Le guide de grammaire invite à croiser progressivement une première approche fondée sur le sens avec une approche syntaxique. Il accorde ainsi une place essentielle aux manipulations de la langue.

Déplacer.

Supprimer.

Remplacer.

Ajouter.

Encadrer.

Ces manipulations ne sont pas de simples « trucs » de grammaire. Les nouveaux programmes de CM1 demandent explicitement qu’elles soient enseignées afin de devenir de véritables habiletés au service de l’étude de la langue et de la production écrite. C’est pourquoi le flipbook propose des procédures simples.

Comment le construire ?

  1. Découper les zones/cadres, bande bleue comprise.

2. Superposez les cadres les uns sur les autres : le 1 sur le 2, le tout sur le 3, le tout sur le 4, etc ..

3. Pliez la feuille « les fonctions » en laissant apparaître une bande bleue sur le devant.

4. Insérez les cadres de gauche dans le pli du papier de droite. Et agrafez  !

5. Agrafez le tout au niveau de la bande bleue du haut. C’est prêt. Faisable avec des élèves de cycle 3 en pas à pas.

 

Pourquoi un flipbook ?

Parce qu’une leçon de grammaire rangée dans un classeur ne devient pas automatiquement une procédure disponible. L’élève peut avoir appris la leçon sur le sujet en septembre, celle sur les compléments en novembre et celle sur l’attribut en janvier… puis se retrouver totalement démuni devant une phrase à analyser en mars. Le flipbook rassemble les procédures dans un même outil.

Sa forme permet une consultation rapide : l’élève soulève le volet correspondant à la fonction qu’il cherche à identifier et retrouve une définition courte, une procédure et des exemples. Il ne remplace évidemment pas les séances d’apprentissage. Il constitue un outil d’étayage et de mémorisation.

Les nouveaux programmes insistent justement sur la nécessité d’identifier et d’utiliser les outils de référence disponibles : cahier de référence, manuel ou affichages. Ils prévoient également des activités régulières d’entraînement, d’automatisation et de consolidation.

L’objectif, à terme, est que l’élève ait de moins en moins besoin d’ouvrir le flipbook. La procédure devient progressivement intériorisée.

 

Ma trame en couleurs, qui va avec mon affichage de classe. 

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Pourquoi le complément du nom dans le flipbook ? 

Effectivement, cette remarque repose sur une confusion entre « fonction dans la phrase » et « fonction syntaxique ». Le complément du nom est bien une fonction syntaxique, mais interne au groupe nominal et moi je parle d’analyse « de phrase ». Mais justement, le complément du nom a toute sa place dans l’outil : l’analyse grammaticale d’une phrase ne s’arrête pas aux fonctions des groupes par rapport au verbe ou à la phrase. Elle peut aussi descendre à un deuxième niveau d’analyse, à l’intérieur des groupes. C’est exactement la distinction faite dans le guide bleu Éduscol La grammaire du français du CP à la 6e : il distingue les « fonctions internes au GN » (dont le complément du nom) des fonctions exercées par le GN dans la phrase ou dans le groupe verbal. Le guide donne d’ailleurs l’exemple « Le fils de la reine a un beau cheval » : au premier niveau, Le fils de la reine est un GN sujet -> puis l’analyse est approfondie à l’intérieur de ce GN : de la reine est complément du nom fils. Éduscol parle explicitement de ce « deuxième niveau d’analyse ».

Donc oui, le CDN n’est pas une fonction du GN dans la phrase, contrairement au sujet ou au CC : c’est une fonction au sein du GN. Mais cela reste bien une fonction grammaticale à identifier lorsqu’on analyse la phrase. C’est précisément pour permettre ce deuxième niveau d’analyse qu’il figure dans mon flipbook. Voilà pourquoi je précise dès le départ : l’outil permet d’analyser les fonctions dans la phrase, dans le groupe verbal et à l’intérieur du groupe nominal.

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Comment l’utiliser en rituel ?

J’utilise volontiers ce flipbook lors d’un rituel court d’analyse de phrase. Une phrase est affichée au tableau. Par exemple :

Ce matin, les jeunes explorateurs découvrent une étrange maison.

-Première étape : repérer le verbe conjugué.

-Ensuite, le groupe sujet. Les élèves mobilisent le flipbook si nécessaire. Ils repèrent « les jeunes explorateurs ». Puis, ils cherchent une preuve : « Je peux remplacer les jeunes explorateurs par ilsLa phrase devient « Ils découvrent une étrange maison ».

Je précise que cet ordre est celui préconisé dans le guide bleu de Grammaire et c’est l’ordre de la phrase à 2 pattes. Vous ne connaissez pas ? CLIC !

-Puis, le groupe verbal : « découvrent une étrange maison ». 

-À l’intérieur de ce groupe verbal, les élèves identifient progressivement le complément d’objet : « une étrange maison ».

-Enfin, les élèves observent « Ce matin » : le groupe peut être déplacé « Les jeunes explorateurs découvrent une étrange maison ce matin ». Il peut également être supprimé : « Les jeunes explorateurs découvrent une étrange maison ». Nous pouvons donc identifier un groupe circonstanciel. En CM2, nous préciserons qu’il s’agit ici d’un complément circonstanciel de temps, conformément à la progressivité des nouveaux programmes qui distingue les compléments circonstanciels de temps, de lieu et de cause.

Le rituel devient particulièrement intéressant lorsque l’on cesse de demander uniquement « Quelle est la réponse ? » et que l’on commence à demander : « Comment le sais-tu ? ».  Je relance : « Quelle est ta preuve ? »L’élève peut alors expliquer : « Je peux remplacer les jeunes explorateurs par ils. »

C’est à ce moment-là que l’outil a rempli sa fonction. La procédure n’est plus seulement écrite sur une fiche, elle est devenue une habileté grammaticale. Et c’est bien l’un des enjeux des nouveaux programmes : faire des manipulations syntaxiques des outils mobilisables dans l’étude de la langue, mais également lors de la production, de l’amélioration et de la révision des écrits.

Analyser une phrase, ce n’est donc plus appliquer mécaniquement une série de questions. C’est observer la langue, manipuler ses constituants, formuler une hypothèse et être capable de la vérifier.

C’est dans cette logique que ce flipbook a été pensé : un outil simple pour rendre visibles les procédures, les ritualiser… puis, progressivement, permettre aux élèves de s’en passer.

Voici la version à imprimer, celle-ci est la trame qui suit le guide bleu de grammaire.

La trame en noir et blanc, à colorier avec vos couleurs. 

Je ne donne pas les modifiables.

NOUVEAU : la version Picot ! Dans le même dossier.

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Pour information, ce flipbook est protégé par un copyright : 

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Voici un exemple d’analyse de phrase en activités ritualisées, faite progressivement sans le flipbook, à force de manipulations. L’élève, de lui-même, a écrit sa procédure d’analyse (métacognition).

Je demande souvent à mes CM2 de le faire, pour créer des automatismes.

 

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On récapitule ?

Image générée par l’IA à partir de mon article, lui-même réfléchi par mon cerveau.

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Sylvie Hanot, Cafipemf généraliste et LVE

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