Histoires à dévorer CE1-CE2 : Félicie Poucet

Voici la collection d’exploitations de romans et d’albums que nous avons travaillé pour vous, avec Sandrine de La Trousse de Sobelle pour les CE1-CE2. Nous avons pensé avant tout aux doubles niveaux : un même support, un parcours avec des activités différenciées.

Il s’agit d’une collection avec un parcours complet de lecteur, comme demandé dans les nouveaux programmes. Chaque livre est indépendant des autres, ce qui vous permet de n’acheter que ceux que vous voulez, contrairement à une méthode complète qui vous enfermerait. Le parcours est complet, dans le sens où le travail de compréhension englobe aussi le lexique, la fluence, la lecture expressive, la production d’écrits, le langage oral, l’évaluation, les corrigés, le carnet de lecteur, mais si vous avez votre propre méthode de fluence, par exemple ,vous êtes libres de laisser cela de côté et de choisir.

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Dans les pochettes d’exploitation, on travaille la compréhension en lecture de la manière suivante :

-Avoir une représentation mentale de l’histoire et faire preuve de flexibilité.

-Travail sur le sens global du récit : rappels de récits, donner un titre aux épisodes ou unités narratives.

-S’appuyer sur le lexique, élucider le sens de mots inconnus en prenant appui sur les familles de mots.

Retourner au texte pour justifier ses réponses.

Les inférences simples : expliquer son raisonnement.

La chaîne anaphorique : repérer les substituts.
Les personnages archétypes : connaître leurs caractéristiques.

-Restituer la chronologie du récit.

-Etablir des liens entre les différentes lectures (mise en réseau)

-Garder trace de ses lectures, donner son avis dans le carnet de lecteur.

Production d’écrits : écrits courts avec réservoir de mots ou phrases amorces, écrits longs en suivant une démarche (planification, phase orale, mise en situation d’écriture, révision, publication ou valorisation).

Débats et interprétations.

L’enseignement de la compréhension s’enseigne de manière explicite lors d’échanges oraux, guidés par l’enseignant. Les exercices de compréhension, qui ne comportent aucun questionnaire de lecture qui paraphrase le texte, s’appuient sur le travail mené en compréhension lors des échanges oraux. Voir article « la littérature sans questionnaire« .

Carnet de lecteur (vocabulaire du conte et du roman policier), débats interprétatifs (langage oral), fiches sur 2 niveaux, production d’écrits courts à chaque fois.

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Focus sur Félicie Poucet. Synopsis : Félicie, jeune enquêtrice vive et courageuse et arrière petite-fille du Petit Poucet, reçoit une lettre du roi du royaume d’Ambre : sa fille, la princesse Olga, a été mystérieusement transformée en cochon. Avec ses bottes de sept lieues, Félicie part résoudre l’affaire. Au château, tout le monde pense que la fée Marie-Amulette est coupable, mais Félicie doute. En visitant la fée, elle découvre que sa baguette et son livre de magie ont été volés. Elle suit des indices jusqu’à Octave, un ancien gardien, qui la transforme en escargot ! Sauvée par la fée, Félicie continue son enquête. Elle découvre que la princesse a mis une truie à sa place pour s’enfuir avec Justin, le garçon laitier dont elle est amoureuse. Ce n’est pas un prince, mais il la rend heureuse. Grâce à Félicie, la vérité est révélée, tout finit bien, et la princesse peut enfin choisir sa vie.

Travail sur la BD (carnet de lecteur), vocabulaire lié à l’orthographe, les corrigés de chaque fiche en téléchargement.

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Ce qui est intéressant, c’est de travailler sur le lexique spécifique au conte, puisque Félicie évolue dans l’univers des contes, avec son lot de magie et de transformations, mais aussi dans l’univers du récit policier. Le lexique est donc riche dans ce domaine également, pour les cycles 2. Au niveau de la lecture fluence, il est intéressant d’aboder la lecture de la typographie spécifique aux BD, car les élèves sont friands de ce genre, alors autant s’entraîner là-dessus aussi. Quant à la lecture expressive, elle sera d’autant plus aisée que les illustrations apportent les émotions nécessaires à mettre le ton. Enfin, sachez qu’il y a aussi des productions d’écrits courts à chaque épisode.

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Pourquoi cette bande dessinée ?

Je peux vous dire que j’en ai dévoré des bandes dessinées avant de choisir celle-ci ! Ce fut un vrai coup de coeur ! L’univers du conte et du policier, dans un genre très apprécié des élèves, tout était réuni. On a souvent tendance à penser que lire une BD est intuitif chez les enfants, mais il est intéressant de leur apprendre les codes également : lexique spécifique de la BD, sens de lecture des bulles, rôle du gros plan et des onomatopées … Ils ne sont pas forcément conscients de tout cela.

Pourquoi faire lire un récit policier aux élèves ?

-Développer la compréhension fine d’un texte : le récit policier pousse les élèves à rechercher des indices, relier des informations dispersées et faire des hypothèses. Cela stimule les inférences, compétences essentielles en lecture compréhension.

-Travailler la logique et la déduction : les jeunes lecteurs sont amenés à raisonner : qui est le coupable ? pourquoi ? quelles preuves ? C’est une excellente base pour apprendre à justifier ses réponses avec des éléments du texte.

-Favoriser l’expression orale et écrite : les élèves peuvent jouer les enquêteurs, ce qui rend l’écrit motivant.

-Découvrir un genre littéraire spécifique. Le récit d’enquête a ses codes : suspects, indices, fausses pistes, révélations, etc … Cela développe une culture littéraire et donne envie d’explorer d’autres récits du même genre.

Pourquoi sous forme de bande dessinée ?

-Travailler la lecture d’images en lien avec le texte : la BD associe lecture visuelle et textuelle. Il faut interpréter les dessins, lire entre les cases, comprendre les expressions des personnages. Ces stratégies de lecture méritent d’être guidées par un enseignement explicite, même si les élèves évoluent en toute confiance dans un univers familier et à leur goût. Je me suis appuyée sur le travail de Canoprof ici, mais de manière plus modeste pour les cycles 2. Le reste sera vu en cycle 3 : CLIC

-Favoriser l’entrée dans les dialogues et les émotions. Les bulles associées aux images facilitent la lecture de dialogues : ton, émotion, intention. Les élèves peuvent mimer, jouer les rôles, oraliser les scènes, ce qui rend la lecture vivante.

-Renforcer la motivation et l’engagement : les formats courts, les dessins attrayants, les personnages expressifs rendent la BD plus accessible et motivante. Les élèves prennent plaisir à lire, ce qui est essentiel pour progresser.

-Lexique et code spécifiques à la BD : vocabulaire de la BD, sens de la lecture des bulles, types de bulles, rôle du cadrage, onomatopées, etc

Et quand la BD est un récit policier comme Mystère au château d’Ambre, on combine les deux bénéfices !

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Mise en réseau, production d’écrits longs, fluence et lecture expressive, évaluations pour les 2 niveaux avec corrigés.

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Concernant les thèmes abordés, il est certains que cela touche les élèves :

-Le droit de choisir sa vie et son amour : Olga refuse d’obéir à son père qui lui impose un mariage, et choisit de fuir. L’histoire montre qu’on peut être libre de ses choix, même quand on est une princesse.

-L’intelligence et la persévérance face au danger : Félicie ne renonce jamais, même transformée en escargot. Elle utilise son courage, sa réflexion et sa logique pour résoudre l’affaire.

La recherche de la vérité : Félicie observe, interroge, suit des pistes et cherche des preuves avant d’accuser. L’histoire montre qu’on ne peut pas juger quelqu’un sans être sûr de ce qu’il a fait.

L’importance d’être sincère : Olga et Justin cachent leur plan, ce qui crée une grande confusion. Dire la vérité peut éviter d’inquiéter ou de faire accuser des innocents.

La magie et le monde des contes détournés : on retrouve des fées, des bottes de sept lieues et des transformations comme dans les contes. Mais c’est l’intelligence qui gagne.

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BONUS 1

Voici le champ lexical du genre policier, construit avec les enseignants testeurs. D’autres ont choisi de faire une corolle avec le lexique spécifique au conte. D’habitude, on fait des fleurs lexicales, mais j’ai aimé l’originalité de celle présentée ici sous forme de loupes. On  peut ensuite la compléter lors de la mise en réseau proposée dans la pochette, pour l’enrichir.

Ensuite, on a décidé de réinvestir le lexique dans des activités de mémorisation ritualisées (devinettes chaque jour, rédactions de phrases intégrant un mot, synonymes, contraires, mots de la même famille, fiche d’exercices), puis en production d’écrits. L’objectif du jeu est de décrire une image imposée ou choisie, extraite de Félicie ou d’un autre récit policier, en réutilisant un maximum de mots de la fleur lexicale. A chaque mot réutilisé, on marque un point. Attention : énumération interdite !

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BONUS 2

Les fiches niveau 1 et 2 avec la correction pour réviser le vocabulaire concernant les mots du champ lexical du récit policier de la fleur lexicale.

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BONUS 3

Les cartes de vocabulaire au format A4 à laisser au tableau, à la manière de Narramus, sont téléchargeables ci-dessous :

 

 

J’espère que vous aimerez cette BD riche en suspense autant que moi !

Sylvie Hanot, conseillère pédagogique

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