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La fiche de réflexion (dispositif pHARe et gestion du comportement)

Nous avons un protocole pHARe dans notre circonscription basé sur le protocole académique lui-même basé sur le protocole national. Toutefois, quand la MPP ne fonctionne pas et que les faits sont avérés, il est nécessaire et même demandé de passer à des sanctions éducatives. A part la mesure d’éloignement (séparer les élèves concernés de cour, par exemple, pour protéger la cible), que faire ?

Avant toute chose, parlons sanctions et punition :

Pour rappel, le texte officiel sur les sanctions dans le premier degré est la circulaire n° 91-124 du 6 juin 1991, « Directives générales pour l’établissement du règlement type départemental des écoles maternelles et élémentaires ». Il est précisé : à l’école maternelle, « aucune sanction ne peut être infligée ». L’isolement « pendant (un) temps très court » et sous surveillance est possible. Dans les cas les plus graves, comme pour l’école élémentaire, l’équipe éducative est convoquée. « Une décision de retrait provisoire de l’école peut être prise par le directeur, après un entretien avec les parents et en accord avec l’inspecteur de l’Éducation nationale ». L’objectif reste la « réinsertion dans le milieu scolaire ».

On doit éviter de confronter l’élève directement à sa difficulté : par exemple faire copier des lignes à un élève dysgraphique ou dyspraxique, priver un élève avec un grand besoin d’activité de sortir en récréation, d’une activité motrice… Il est à noter qu’à l’école primaire, il n’est pas possible de priver un élève de la totalité de la récréation. La privation de sortie collective n’est pas une sanction possible : elle ne fait pas partie des sanctions prévues à l’article L511-13 du Code de l’éducation. Je vous renvoie à cet article très intéressant : CLIC et CLIC pour les élèves en situation de handicap.

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La sanction éducative qui va permettre de grandir et de s’engager

Mais nous, ce qui nous intéresse, c’est que cette sanction éducative permette à l’élève de grandir, de garder son engagement scolaire et de réfléchir à ses actes. Evidemment, il ne peut y avoir de sanction éducative si, en amont, les règles du savoir-vivre en collectivité n’ont pas été clairement présentées, rappelées et intériorisées. Voilà pourquoi j’insiste toujours autant sur l’affichage en classe des règles de vie / de comportement, la lecture claire du règlement intérieur de l’école où les sanctions sont mentionnées, les activités de prévention prévues pour prévenir les situations de violence.

La sanction éducative doit avoir pour finalité :
-d’attribuer à l’élève la responsabilité de ses actes et de le mettre en situation de s’interroger sur sa conduite en prenant conscience des conséquences,
-de lui rappeler le sens et l’utilité des règles de vie en collectivité,
-de lui permettre de s’améliorer.

Alors que faire pour impliquer les élèves dans la réparation ? La fiche de réflexion semble être une bonne solution. L’objectif est d’une part la prise de conscience des comportements inappropriés et d’autre part, la réparation à la victime, comme par exemple la présentation d’une lettre d’excuses.

Pour télécharger (précisez « fiches de réflexion« ): 

https://www.paypal.com/ncp/payment/BK3JP6LZEKKDN

Ce n’est pas (encore) automatique, j’envoie le soir, en général. Regardez vos spams, aussi.

Rentrez bien votre adresse email valide ! 

L’hébergement de mes blogs me coûte 300 euros, j’ai donc mis quelques fiches payantes, pour de petites sommes. Merci de votre compréhension. 

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J’ai fait 2 versions : une première fiche axée sur les émotions personnelles de l’élève sanctionné : ce qu’il a ressenti au moment des faits, ce qu’il ressent maintenant qu’il en voit les conséquences. La seconde est axée davantage sur l’AUTRE : il y a d’une part ce que l’on ressent maintenant que les faits sont avérés (est-ce qu’on regrette d’avoir agressé ?) et d’autre part ce que ressent l’autre pour développer l’empathie. Les 2 premières fiches doivent être signées par les parents. Les 2 suivantes sont SANS la signature des parents, suite à la demande de certaines d’entre vous. Dans tous les cas, il me semble important d’impliquer les parents car ils sont les partenaires éducatifs directs.

Cette fiche est individuelle car un élève est sanctionné pour des faits qu’il a effectivement commis : pas de sanction collective, donc. Vous remarquerez l’utilisation de la 1e personne du singulier « je » pour impliquer l’élève dans ce qu’il écrit. Vous pouvez très bien faire une dictée à l’adulte, entière ou partielle, ce qui fait que cette fiche peut être utilisée aux cycles 2 et 3.

Dans tous les cas, il vaut mieux ne pas laisser l’élève remplir la fiche seul : il risque d’écrire ce qu’on attend de lui pour s’en débarrasser, sans réfléchir vraiment à ses actes, ou alors il n’arrivera pas à analyser ce qui s’est passé.  En parlant avec lui, en le guidant, en l’aidant à comprendre, il pourra mener une véritable réflexion et chercher une réparation.

Une contribution de Laetitia Villeneuve Debousker avec une fiche pour les élèves non lecteurs (elle s’en sert pour les Maternelles, avec les mots écrits pour les parents) que j’ai remaniée un peu :

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Je me suis appuyée sur ce livre qui parle des compétences psychosociales et sur la fiche que j’avais construite suite à ma lecture ici : CLIC

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Ma fiche de réflexion est sûrement perfectible. N’hésitez pas à en discuter de manière constructive avec moi.

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Sylvie Hanot, Conseillère pédagogique

 

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