Flipbook analyse de phrases : la nature ou la classe des mots

Vous vous souvenez de mon flipbook sur les fonctions avec les questions facilitant le repérage ? Vous m’avez demandé le même pour la nature ou les classes grammaticales (les 2 termes sont employés dans les nouveaux programmes). Alors, j’ai repris mon guide bleu de grammaire, les nouveaux programmes, et j’ai construit ce flipbook pour des CM.

Je n’utilise les couleurs QUE pour les fonctions, de manière à ce que dans la tête de mes élèves, il y ait bien une distinction entre les classes grammaticales et la fonction d’un mot ou d’un groupe de mots dans la phrase. Ce qui n’empêche pas d’observer que selon où est placé le mot, il a toujours la même nature, mais pas la même fonction.

Mon affichage de classe en construction sur la nature des mots. Qui dit nature, dit fleur …

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Pour commencer, j’ai noté quelles classes de mots sont à analyser pour chaque niveau selon les nouveaux programmes. Pour gagner du temps et éviter de remettre tout cela dans un tableau synthétique, j’ai utilisé l’IA pour en faire un plus joli que mes notes au brouillon.

 

 

L’analyse grammaticale reste souvent un exercice difficile pour les élèves. C’est précisément pour répondre à cette difficulté que j’ai conçu ce flipbook des classes grammaticales. Un petit outil de référence, manipulable et facilement accessible, qui permet à l’élève de retrouver une procédure d’analyse lorsqu’il en a besoin.

Le principe : chaque critère devient une action que l’élève fait, formulée à la première personne, avec un exemple témoin.

Trois règles ont été retenues :

-Une phrase courte à la première personne du singulier, verbe d’action au présent.

-Une phrase témoin qui marche, et si nécessaire une phrase piège pour la vigilance.

-Des mots étalons pour pouvoir remplacer un mot d’une nature par un mot d’une même nature, pour vérifier. Exemple : pour vérifier qu’un mot est un adjectif, je le remplace par énorme ou magnifique. J’évite volontairement les adjectifs de couleurs, parce qu’on peut dire le rouge ou le bleu, et là ce sont des noms.

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Critères de reconnaissance

Les nouveaux programmes de français redonnent une place centrale à l’enseignement explicite de la grammaire. Loin d’un apprentissage fondé sur la mémorisation de définitions, ils invitent les enseignants à faire construire progressivement des procédures d’identification grâce à l‘observation, aux manipulations et à la comparaison de corpus. Les élèves apprennent ainsi à reconnaître les classes de mots à partir de plusieurs indices complémentaires plutôt qu’en s’appuyant sur un seul critère.

Dans cette perspective, les classes grammaticales ne constituent plus un savoir isolé. Elles deviennent un véritable outil au service de la lecture, de l’orthographe grammaticale et de la production d’écrits. Les programmes insistent d’ailleurs sur la nécessité d’un enseignement explicite, régulier et progressif, quotidien, qui permette aux élèves de transférer leurs connaissances dans toutes les activités de français.

Le guide croise systématiquement trois plans : sémantique (le sens), morphologique (la forme, les variations), syntaxique (la place et les manipulations). Chaque case du flipbook reprend toujours la même organisation :

-une définition très courte, puis

-une rubrique Comment le reconnaître ? qui présente plusieurs procédures d’identification, et des mots étalons

-un encadré Attention ou Piège destiné à prévenir les erreurs les plus fréquentes.

Les élèves disposent ainsi d’un véritable guide méthodologique qu’ils peuvent consulter de manière autonome pendant les séances de grammaire ou de production d’écrits.

Cette présentation présente également un autre avantage : elle favorise la mémorisation. En retrouvant systématiquement la même structure d’une fiche à l’autre, les élèves automatisent progressivement une démarche d’analyse. Ils n’apprennent plus seulement que le nom désigne une personne, un animal ou une chose ; ils apprennent surtout comment vérifier qu’un mot est réellement un nom.

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Un outil construit progressivement par manipulation

Dès le CP, les élèves sont amenés à constituer des corpus de noms, de verbes, de déterminants, d’adjectifs et de pronoms personnels sans les nommer forcément. Progressivement, ils observent leurs propriétés communes et commencent à élaborer des critères de reconnaissance dès le CE1 : « dans la boîte des noms… », « dans la boîte des verbes… », etc. Cette démarche est explicitement décrite dans les programmes. D’ailleurs, dès le CE1, cette catégorisation devient plus précise. Les élèves apprennent à distinguer le nom commun du nom propre, le déterminant, l’adjectif, le verbe et le pronom personnel sujet. Les manipulations (substitution, déplacement, suppression, ajout) prennent une place importante pour construire ces connaissances.

À partir du CE2 puis au cycle 3, le travail s’enrichit progressivement avec les adverbes, les prépositions, les conjonctions, les pronoms personnels compléments ou encore les déterminants possessifs et démonstratifs. Les élèves doivent également apprendre à distinguer clairement la nature (classe grammaticale) de la fonction, distinction désormais explicitement inscrite dans les programmes.

Le Guide bleu va dans le même sens. Pour chaque classe grammaticale, il recommande de croiser plusieurs types de critères : le sens, la morphologie (accords, variations), la syntaxe (place dans la phrase, possibilité de remplacement…) ainsi que différentes manipulations. Autrement dit, reconnaître un nom, un adjectif ou un verbe ne repose jamais sur une simple définition mais sur un faisceau d’indices convergents.

En vue des évaluations nationales

Ce besoin est d’autant plus important que les évaluations nationales accordent désormais une place explicite à l’identification des classes grammaticales, et cela sur trois années consécutives. Dès le début du CE2, l’exercice 23 demande aux élèves d’indiquer si un mot souligné est un déterminant, un nom commun, un adjectif ou un nom propre. Les quatre possibilités sont énoncées par l’enseignant, l’élève choisit parmi une liste connue.

En CM1 puis en CM2, la consigne change : plus aucune liste n’est donnée, on demande simplement d’indiquer « la nature grammaticale » du mot souligné. L’élève doit donc avoir les classes disponibles en mémoire. L’exercice s’allonge également, trois pages en CM2 contre deux en CM1, pour un temps de passation plus court.

Ces exercices figurent dans la même séquence que ceux portant sur les accords dans le groupe nominal et sur la relation sujet-verbe, ce qui dit bien le rôle transversal des classes grammaticales.

Voici les 2 flipbooks : nature et fonctions. Le flipbook des fonctions est ici : CLIC

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Pourquoi un flipbook ?

Parce qu’une leçon de grammaire rangée dans un classeur ne devient pas automatiquement une procédure disponible. L’élève peut avoir appris la leçon sur le nom en septembre, celle sur les déterminants en novembre et celle sur les adverbes en janvier… puis se retrouver totalement démuni devant une phrase à analyser en mars. Le flipbook rassemble les procédures dans un même outil.

Sa forme permet une consultation rapide : l’élève soulève le volet correspondant à la classe de mot qu’il cherche à identifier et retrouve une définition courte, plusieurs procédures et des exemples. Il ne remplace évidemment pas les séances d’apprentissage. Il constitue un outil d’étayage et de mémorisation.

Utilisé régulièrement, ce flipbook peut ainsi devenir un véritable outil de référence. Les élèves s’y reportent lorsqu’ils hésitent sur la nature d’un mot, les enseignants disposent d’un support commun évolutif du CE1 au CM2, et chacun retrouve les mêmes critères de reconnaissance tout au long de la scolarité. Cette continuité répond pleinement à l’esprit des nouveaux programmes, qui recherchent une progression cohérente, explicite et fondée sur des procédures stables plutôt que sur des listes de définitions à mémoriser.

Les nouveaux programmes insistent justement sur la nécessité d’identifier et d’utiliser les outils de référence disponibles : cahier de référence, manuel ou affichages. Ils prévoient également des activités régulières d’entraînement, d’automatisation et de consolidation.

L’objectif, à terme, est que l’élève ait de moins en moins besoin d’ouvrir le flipbook. La procédure devient progressivement intériorisée.

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Comment l’utiliser en rituel ?

J’utilise volontiers ce flipbook lors d’un rituel court d’analyse de phrase. Soit je travaille sur la fonction, soit sur la nature et parfois les 2. Une phrase est affichée au tableau, chaque mot est souligné, uniquement si la nature a été étudiée. Inutile de faire chercher une classe grammaticale qui n’a pas encore été enseignée. Par exemple :

Ce matin, les jeunes explorateurs découvrent une étrange maison.

Les élèves consultent alors leur flipbook, recherchent les indices proposés (« Comment le reconnaître ? ») et justifient leur réponse en s’appuyant sur les critères d’identification plutôt que sur leur intuition.

A retenir concernant les déterminants : la terminologie officielle du cycle 3 ne mentionne ni l’article partitif (du, de la) ni les autres déterminants (interrogatifs, indéfinis, numéraux). Ils relèvent du cycle 4 + au, aux, du, des sont des articles définis contractés, non nommés au programme, mais les élèves les rencontreront.

 Le rituel devient alors un véritable moment de consolidation, où les élèves automatisent progressivement leurs procédures d’identification. En quelques minutes chaque jour, ils apprennent à observer, comparer, justifier et mobiliser leurs connaissances, jusqu’à ce que la reconnaissance des classes grammaticales devienne un réflexe au service de la lecture, de l’orthographe et de la production d’écrits.

Comment le construire ?

  1. Découpez les zones/cadres, bande violette comprise.

2. Superposez les cadres les uns sur les autres : le 1 sur le 2, le tout sur le 3, le tout sur le 4, etc ..

3. Pliez la feuille « la nature d’un mot » en laissant apparaître une bande violette sur le devant.

4. Insérez les cadres de gauche dans le pli du papier de droite. Et agrafez  !

5. Agrafez le tout au niveau de la bande violette du haut. C’est prêt. Faisable avec des élèves de cycle 3 en pas à pas.

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Voici la version à imprimer, celle-ci est la trame qui suit le guide bleu de grammaire.

La trame. Je ne donne pas les modifiables.

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Pour information, ce flipbook est protégé par un copyright : 

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Sylvie Hanot, Cafipemf généraliste et LVE

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